First Kill : un scénario déjà vu des centaines de fois et une mise en scène sans originalité !

C’est toujours avec beaucoup d’impatience et d’appréhension que les fans de vampires attendent ce type de séries : First Kill, série Netflix disponible depuis ce vendredi 10 juin, allait-elle être enfin la digne héritière tant attendue de Twilight ou de Vampire Diaries ? La promesse était assez alléchante : à Savannah, petite ville communautaire typique des États-Unis, Juliette est issue d’une très longue lignée de vampires. Sa mère Margot, interprétée par Elizabeth Mitchell (qu’est devenue l’actrice depuis son rôle dans Lost ?), attend impatiemment que sa fille franchisse le pas et tue pour la première fois. C’était sans compter sur sa rencontre avec Calliope, nouvelle élève du lycée dont Juliette tombe immédiatement amoureuse mais qui est, elle-même, issue d’une famille de chasseurs de monstres, y compris de vampires. Sur le papier, tous les ingrédients semblent réunis : passion amoureuse, émois adolescents, récit initiatique et drames familiaux. Pourtant, la mayonnaise First Kill ne prend pas. On vous explique pourquoi.

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First Kill patine dans le déjà-vu, façon mauvaise fanfiction

Et non, remplacer Edward et Bella ou Elena et Stefan par un couple de jeunes adolescentes (qui sont les deux actrices ?) ne suffit pas à réinventer le genre. Là est bien tout le problème de la série : si sa principale qualité est effectivement une représentation bien plus inclusive, aussi bien sur le plan du couple que des origines, la nouveauté proposée par First Kill s’arrête là. Dès les premières minutes, on a l’impression d’avoir déjà vu ce scénario des centaines de fois, la mise en scène sans originalité n’apportant pas une once de renouveau. Les auteurs n’ont même pas pris la peine de changer le nom du personnage de Juliette pour cette revisite de Shakespeare. First Kill est évidemment une série destinée aux adolescents et Netflix est pourtant maître dans l’art des séries produites pour ces publics, jusque-là plus que réussies, comme Mes premières fois ou Les nouvelles aventures de Sabrina. Mais ici, le ratage est complet, y compris pour cette cible : la série ne parvient pas à installer une once d’humour ou de second degré qui pourrait relativiser les dialogues trop écrits et trop creux des personnages. Mais surtout, l’alchimie entre les deux actrices principales est inexistante. Bien qu’elles donnent de leurs personnes à grands coups de regards intenses et de baisers passionnés, leur froideur respective et l’absence de complicité entre les deux personnages plombent toute crédibilité, comme une mauvaise fanfiction sur laquelle on tombe une nuit d’insomnie. Mais, qu’elles n’en prennent pas ombrage, la crédibilité du jeu est un problème qui s’étend ici à l’ensemble du casting.

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Une mise en scène bas de gamme

Histoire surnaturelle de vampires, oui, mais la plateforme de streaming américaine nous a habitués à sortir le grand jeu niveau mise en scène lorsqu’il s’agissait d’inventer des nouveaux mondes. Malheureusement, le bas blesse aussi à ce niveau-là : beaucoup de scènes sont tournées sur fond vert et le problème, c’est que ça se voit ! On détecte même les incrustations d’un téléphone posé sur une pelouse. Sans compter les monstres que la famille de Calliope doit affronter : difficile d’avoir peur quand la bête a l’air tout droit sortie de Martin Mystère. Difficile de trouver des points positifs à cette série. Mais si vous êtes en mal de divertissements qui n’exigent aucun effort intellectuel, First Kill pourrait bien faire le bonheur de vos siestes dominicales. Pour le moment, Netflix n’a pas encore annoncé si la série aurait une saison 2, après le final de la première salve.

First Kill : un scénario déjà vu des centaines de fois et une mise en scène sans originalité !